Positive Spin (sortie Octobre 2012)
'Positive Spin' sortie Octobre 2012

Après le succès underground d'Exile on Brick Lane (playlist Nova, Fip etc...) et deux longues années passées à peaufiner son nouvel opus, Freddy McQuinn, épaulé par ce qui se fait de mieux dans le gratin des instrumentistes parisiens, nous présente Positive Spin. Ses vieux compagnons de route - Cyril Atef (-M-, Bum Cello); Maxime Zampieri (Yodelice, Magic Malik); Christophe "Disco" Mink (Rokia Traore, Air); Seb Martel; Sandra NKake; Fixi (Java, Tony Allen); Nicolas "Nico What" Liesnard (Hugh Coltman, Hindi Zahra); Ben Molinaro (Sly Johnson) - ont tous répondu à l'appel. Cet album, cuisiné aux petits oignons avec une attention toute maniaque, est le reflet de la musicalité éclectique de Freddy McQuinn. Blues râpeux, pop rocailleuse, ballade old school, groove funky... tout ces styles se fusionnent avec élégance et nous offrent une ambiance personnelle unique très réussie. Baignant dans un anticonformisme rageur, les textes de McQuinn - souvent à double sens - sont un vrai régal. Vision aigre-douce de la vie, bilan cynique de l'état de notre planète et de notre monde, Positive Spin est un poing levé et un cri de ralliement aux indignations de notre temps.
Indispensable.
A découvrir de toute urgence!

Solal W Fish

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Pour faire court, il est deux sortes de musiciens, ceux qui vivent de la musique et qui feraient mieux, pour notre bien-être, de faire autre chose, et ceux qui vivent pour la musique et qui souvent ne savent et ne veulent rien faire d'autre, et cela pour notre plus grand plaisir. Freddy McQuinn fait partie de cette race là, en plus coriace et habitée. Il faut le connaître, l'avoir vu vivre, travailler toutes ces années, pour vraiment se rendre compte à quel point son existence est dédiée à la musique. S'il y a des requins de studio, Freddy McQuinn serait plutôt à ranger dans la case des rats de studio, animal dont il partage la malice et l'entêtement maladif... Son parcourt ressemble à une quête et à écouter son deuxième album post Marathon Men, on se demande s'il n'est pas arrivé, enfin suis-je tenté de rajouter, à une certaine perfection. La maturité, voilà à quoi me fait penser ce nouvel album, et la plus belle qui soit, celle qui récompense chacun des sacrifices, aussi dur soit-il. On le sait, l'artiste, le vrai, doit être bien pressé par l'existence, comme un fruit mur, pour donner le meilleur de son jus... Il faut aussi de la détresse, de l'amour, de l'espoir, du désespoir, et bien sur du talent. Il lui en aura fallu du temps, faut le dire, tasse après tasse, coup dure après coup dure, pour en arriver à ce résultat totalement jouissif ! On l'en remercie sincèrement...
Quel plaisir j'ai à écouter cet album en boucle ! Sans mentir, il n'y a rien à jeter, c'est comme dans le cochon... C'est chiadé, pêchu, racé, le groove est impeccable d'efficacité, les arrangements sont ciselés comme les meilleures lames orientales sont damasquinées, les mélodies entêtantes. Quant à la voix de Freddy McQuinn, elle est à son zénith, et les textes sont d'une rare force. C'est de l'essence de rock, une lamelle de Blues, de la liqueur Cajun de Louisiane distillée dans du rhum jamaïcain, ça se boit d'un coup sans risque de se saouler mais en s'enivrant à coup sur!

S.V.S.